Le psychomotricien

Les missions du psychomotricien

Psychomotricien : du grec psycho (âme, esprit) et motor (mouvoir).

  • À travers la médiation corporelle, le psychomotricien intervient auprès des personnes âgées présentant des troubles du comportement et de la communication, des difficultés psychologiques exprimées via le corps (anxiété, déambulation...). Il peut également intervenir auprès du résident en fin de vie.
  • Ce spécialiste évalue les capacités psychomotrices lors d’un bilan (fonctions cognitives, schéma corporel, tonus...) et construit un projet thérapeutique fixant ses objectifs de prise en soins. Il est un soutien à la famille, notamment lorsque les capacités de communication du résident diminuent, en favorisant la communication non-verbale.
  • Il assure une prise en charge individuelle (relaxation, toucher thérapeutique...) et/ou en groupe (expression corporelle, atelier équilibre...), privilégie l’écoute et l’attention aux ressentis corporels. Ses interventions visent à solliciter les capacités existantes en optimisant l’engagement de la personne dans les relations humaines et les activités sensorielles et motrices. L’objectif est de retrouver un bien-être psychocorporel qui sera source de confiance en soi, de relation à l’autre et d’identité.
  • Le psychomotricien exerce sur prescription médicale, même s’il est salarié de la résidence.

Le rôle du psychomotricien


Etude de cas

M. Durand a 95 ans et vient d’arriver en résidence retraite médicalisée après une hospitalisation suite à une chute avec fracture du bras. Il est triste, s’intègre mal, ne se souvient pas bien de ce qui s’est passé. Il n’arrive pas à s’habiller seul et a du mal à s’alimenter. Il a des difficultés à trouver ses mots et à construire ses phrases. Il se repère mal dans la résidence et a des troubles de la mémoire. En outre, il est diabétique mais refuse son traitement. M. Durand est veuf. Son fils de 70 ans vit à 500 km. Sa petite-fille de 40 ans habite à proximité mais elle est très prise par son travail et ses enfants. Ils se sentent coupables de ne pouvoir s’occuper de lui.

La chute peut être vécue comme un événement traumatique qui entraîne une perte de confiance en soi et un risque d’installation d’une phobie de la marche. La perte d’autonomie entraîne par ailleurs une restriction de l’espace sensoriel et moteur. L’image du corps est dégradée, d’autant qu’une démence semble s’installer. Le risque de repli sur soi est important.

En pratique, le psychomotricien …

  • Favorisera la prise de repères de M. Durand dans son nouveau lieu de vie (en l’accompagnant aux déjeuners, par exemple) et assurer un cadre sécurisant (en allant le voir fréquemment, en organisant des séances régulières et dans un même lieu).
  • Limitera l’angoisse de la chute ou la phobie de la marche en l’incitant à participer à un groupe d’expression corporelle afin de remobiliser le corps, retrouver des sensations et des perceptions corporelles, favoriser le mouvement en douceur. Cette intervention aura aussi pour objectif d’éviter le repli sur soi et de retrouver le plaisir et le lien social avec d’autres résidents.
  • Travaillera avec l’infirmière sur le refus de la prise de médicaments, en essayant de comprendre les raisons de ce refus. Est-il plus disponible à un autre moment ? Une intervention pourra être proposée, juste avant la prise du médicament, pour rassurer, contenir, peut-être par une séance de relaxation...

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