Le médecin coordonnateur

Les missions du Médecin coordonnateur

  • Il évalue les demandes d’admission, s’assure que les capacités de soins de la résidence sont en adéquation avec les besoins de la personne concernée.
  • Sous la responsabilité et l’autorité administrative du directeur et en collaboration avec l’équipe soignante, il élabore le projet général de soins qui s’intègre dans le projet d’établissement. Il coordonne et évalue sa mise en oeuvre.
  • Il préside la commission de coordination gériatrique, instance de dialogue, de propositions et de concertation entre tous les professionnels de santé, salariés et libéraux, intervenant dans l’établissement.
  • Il élabore avec les équipes les projets de soins et de vie personnalisés de chaque résident. Il évalue et valide son niveau d’autonomie et les besoins en soins requis.
  • Il veille à l’application des bonnes pratiques gériatriques, contribue auprès des professionnels de santé exerçant dans l’établissement à la bonne adaptation aux impératifs gériatriques des prescriptions de médicaments et des dispositifs médicaux.
  • En étroite collaboration avec l’infirmier coordinateur, il est l’interface entre les professionnels de santé libéraux, les équipes, les résidents et les familles.
  • Il contribue à l’élaboration de la politique de formation des équipes, participe aux actions d’information des professionnels exerçant dans l’établissement, et établit le rapport annuel d’activité médicale.
  • Il peut, de manière exceptionnelle et en situation d’urgence, lorsqu’une organisation adaptée des soins est nécessaire, réaliser des prescriptions médicales pour les résidents de l’établissement où il exerce, en ayant informé les médecins traitants des résidents concernés.

Le rôle du médecin coordonnateur


Etude de cas

M. Durand a 95 ans et vient d’arriver en résidence retraite médicalisée après une hospitalisation suite à une chute avec fracture du bras. Il est triste, s’intègre mal, ne se souvient pas bien de ce qui s’est passé. Il n’arrive pas à s’habiller seul et a du mal à s’alimenter. Il a des difficultés à trouver ses mots et à construire ses phrases. Il se repère mal dans la résidence et a des troubles de la mémoire. En outre, il est diabétique mais refuse son traitement. M. Durand est veuf. Son fils de 70 ans vit à 500 km. Sa petite-fille de 40 ans habite à proximité mais elle est très prise par son travail et ses enfants. Ils se sentent coupables de ne pouvoir s’occuper de lui.

En pratique, le médecin coordonnateur :

  • Rencontrera M. Durand en visite de pré-admission afin de vérifier que la résidence est bien adaptée à la prise en charge de ses pathologies.
  • Cette visite lui permettra d’élaborer le projet de soins en collaboration avec l’infirmier coordinateur de la résidence.
  • Expliquera aux équipes les différents symptômes présentés par M. Durand pour adapter sa prise en soins, son accompagnement au sein de la résidence et lui apporter confort, réassurance et sécurité. Il s’appuiera sur l’ensemble du personnel : soignants, psychologue, psychomotricien, ergothérapeute, animateur, les équipes hôtellerie et restauration...
  • Informera le médecin traitant du refus de M. Durand de prendre son traitement et fera une analyse de ce refus. Par exemple, si le refus vient d’une difficulté à ingérer le médicament, l’IDEC peut proposer une autre forme galénique. Veillera aux suites des actions mises en place.

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